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| Coup du lapin - Whiplash |
| VICTIME défends-toi |
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La presse, les médias, les hebdomadaires : |
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LE SOIR du mardi14/12/2004: Justice Procès à Bruxelles, d'une victime de la route qui se bat pour faire reconnaître son incapacité |
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La victime se retrouve souvent seule |
| ÉCLAIRAGE
Entre les compagnies d'assurance, le corps médical et la Justice, la victime d'un dommage corporel est souvent démunie, sous-informée, confrontée à une kyrielle d'experts, suivis parfois de contre-experts.A quelle porte frapper ? Qui dé-fendra pleinement ses droits ? , Comment s'assurer que le préjudice qu'elle a subi va être justement indemnisé ?Tout commence dans le cabinet du médecin chargé d'évaluer son dommage, explique un avocat liégeois. Sous le choc, la victime ne pense pas toujours à décrire tous les symptômes. Le médecin généra-liste, lui, s'occupera essentielle-ment des aspects thérapeutiques. Or, en cette matière, le moindre détail compte. Et un certificat de premier constat incomplet ou mal rédigé peut avoir des répercussions importantes pour la sui-te... Les médecins généralistes manquent clairement d'informations sur la procédure médico-légale, ajoute Benoît Renotte, médecin de recours. Face aux compagnies d'assurances qui ne sont pas des oeuvres philanthropiques, et disposent en outre d'excellents experts médicaux, la victime est souvent seule. Or, l'enjeu est de taille : il s'agit pour elle d'obtenir une juste et équitable indemnisation.A ce manque d'information, s'ajoute la question du statut des experts (leur indépendance, leur formation...). Actuellement, déplore l'un d'eux, il y a une réelle confusion des genres. Combien d'experts, faute de législation claire, ne jouent pas sur tous les tableaux : au service de la Justice le matin, pieds et poings liés à une société d'assurances l'après-midi... La raison en est aussi financière : entre les honoraires de la Justice (versés souvent avec retard...) et ceux du secteur privé, certains ont rapidement fait leur choix.Se posent, dès lors, la question de l'indépendance et celle de d'éventuelles pressions exercées sur la victime : Souvent, poursuit ce professionnel, elle se retrouve seule, face à un médecin-conseil de la partie adverse qui ne va pas lui dérouler le tapis rouge et qui n'a qu'un objectif: défendre les intérêts de « sa » compagnie et veiller à ce qu'elle verse la plus petite indemnité possible, Le combat est inégal. |
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«Seule face à un médecin conseil qui ne lui déroule pas le tapis rouge...» |
| D'où l'existence, certes encore très marginale, des médecins " de recours " comme cela existe en France depuis... 1985 où l'assureur est tenu d'informer la victime qu'elle peut se faire assister par ce type de médecin - indépendant - chargé de défendre ses droits. Ce dernier est notamment spécialisé en médecine d'expertise et d'évaluation du dommage corporel. Il l'accompagnera tout au long de son parcours du combattant (médical, social...).Autre problème : aujourd'hui, tout le monde peut se targuer du titre d'" expert ". Aussi, le président de l'Association des médecins experts judiciaires plaide pour un accès à la profession.Parmi les critères avancés : le diplôme, la spécialisation, le certificat de bonne vie et mœurs, l'absence de sanction, l'expérience, le recyclage... Le D' Michel Matagne est d'accord avec cette idée de listes, mais il s'interroge sur les critères qui seront retenus pour les établir. Le président Matagne met aussi le doigt sur l'indépendance de ces experts. Sur cette liste, établie pour cinq ans, ils devraient aussi faire l'objet d'un contrôle de neutralité. Interrogé sur le rôle des assurances, il lance : Elles biaisent le débat. Car elles sont actives dans la formation des experts. Pour ma part, j'insiste pour que l'expert cerne, dans chaque cas, le vécu réel de la personne et tienne compte des réalités qui peuvent être très différentes d'un cas à l'autre. Des assurances que nous avons tenté, en vain, de faire réagir via leur Union professionnelleEnfin, dans les " Dialogues Justice " institués par la ministre de la Justice, Fred Erdman et Georges de Levai, avaient abordé cette problématique, mais davantage par rapport aux lenteurs de la procédure. Ils insistaient cependant sur le contrôle de l'expertise par le juge et sur la formation des experts. Et proposaient même des experts " pro deo " pour une première assistance technique.
J.-P. B. et H. Do. |
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